Giovanni Battista Tiepolo – The Capture of Carthage
Emplacement: Metropolitan Museum of Arts, New York.
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Le cheval, lui aussi blanc, symbolise la pureté, la noblesse et le triomphe. Lartiste a minutieusement rendu la musculature de lanimal, accentuant ainsi la dynamique de la scène et le mouvement.
Derrière ce personnage central, une multitude de soldats, en grande partie désemparés et en fuite, témoignent de la déroute de leurs adversaires. Leurs armes jonchent le sol, signe de l’effondrement de la résistance. On discerne également des corps étendus au sol, victimes de la bataille, ajoutant une dimension de violence et de tragédie à l’ensemble.
En arrière-plan, on distingue une ville fortifiée, massive et imposante, dont les murs semblent sur le point de céder sous la pression de l’assaut. La présence de cette cité, baignée dune lumière crépusculaire, renforce lidée de la fin dune ère et de la domination dune force nouvelle. La composition générale de la scène, avec une forte perspective, donne limpression dune avancée inexorable, dun destin implacable.
Au-delà de la description factuelle de l’événement, lœuvre semble explorer des thèmes plus profonds. On peut y lire une réflexion sur la puissance, la domination, la gloire militaire et les conséquences de la guerre. La figure dominante, drapée dans ses atours de vainqueur, incarne lambition et la soif de conquête, tandis que le chaos et la désolation qui lentourent rappellent le coût humain de cette ambition. Le contraste entre la noblesse du cheval et la misère des vaincus souligne l’injustice inhérente à la conquête. L’œuvre, par sa mise en scène théâtrale, invite à une méditation sur la nature de lhistoire et la fragilité des civilisations.