William Bell Scott – Shelley’s Grave in the New Protestant Cemetery in Rome
Emplacement: Ashmolean Museum, Oxford.
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Le cadre est constitué de murs en briques apparentes, à demi effondrés, qui évoquent la fragilité du temps et la décrépitude. La végétation luxuriante, composée de plantes hautes et de fleurs discrètes, tente de sinfiltrer entre les pierres, créant une tension entre la nature, qui reprend ses droits, et le construit, signe de la mort. Le ciel, dun bleu clair, est parsemé de nuages légers, apportant une touche de lumière et despérance malgré le contexte funéraire.
Des tombes, discrètes et peu ornées, se succèdent en premier plan, encadrant la pyramide. Elles semblent seffacer devant la grandeur de la sépulture centrale. De petits pots de fleurs, disposés à intervalles réguliers, apportent une note de couleur et de vie, une tentative de domestiquer lespace mortuaire.
Le jeu dombres et de lumières est subtil, accentuant le relief des murs et de la pyramide. La perspective rigoureuse renforce la profondeur de lespace et guide le regard vers le point focal, la pyramide.
On perçoit une mélancolie contenue, une tristesse douce et résignée. Le lieu nest pas angoissant, mais plutôt empreint dune sérénité particulière, comme si le repos éternel était accepté avec une certaine dignité. Lensemble dégage une atmosphère contemplative, invitant à la réflexion sur la mortalité, le temps et la mémoire. Le choix de représenter un cimetière dans un décor à la fois antique et étranger suggère peut-être une quête de racines, une interrogation sur lidentité et le destin. Lœuvre invite à une méditation sur la fragilité de lexistence humaine face à limmensité du temps.