Curwood Harrison – a puff of steam pre-1914
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au second plan, on distingue une ville, ou un ensemble de constructions industrielles, caractérisées par une architecture dense et uniforme, presque monolithique. Lensemble est noyé dans une brume bleutée, ce qui rend difficile lidentification précise des bâtiments. On perçoit néanmoins la silhouette dune flèche, suggérant la présence dune église ou dun édifice religieux, un point de repère dans cet ensemble urbain.
L’élément central de la composition est sans conteste la colonne de vapeur qui sélève vers le ciel. Elle est représentée avec une énergie palpable, un mouvement ascensionnel dynamique qui contraste avec la rigidité des constructions en arrière-plan. La vapeur, dabord blanche, se teinte de nuances orangées au sommet, indiquant peut-être la chaleur dégagée par les sources industrielles qui lengendrent.
La palette de couleurs est restreinte, dominée par des bleus, des gris et des touches de jaune-orangé. Cette monochromie contribue à l’atmosphère mélancolique et à l’impression de froideur qui émane de la scène. Labsence de figures humaines renforce le sentiment disolement et de désolation.
Au-delà de la simple description dun paysage urbain, lœuvre semble évoquer une réflexion sur lindustrialisation et ses conséquences. La vapeur, symbole de progrès et de puissance, sélève au-dessus dune ville apparemment uniforme et anonyme. On peut y lire une allusion aux transformations sociales et environnementales induites par la révolution industrielle, une interrogation sur le coût du progrès matériel. La brume, omniprésente, peut également être interprétée comme une métaphore de lincertitude et de la pollution qui accompagnent ce développement. Le tableau ne se contente pas de montrer, il suggère, il laisse transparaître une certaine inquiétude face à l’avenir.