Aristarkh Lentulov – self-portrait 1912
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Lartiste a choisi une palette dominée par des ocres, des bruns, des gris et des touches de rose, créant une atmosphère à la fois terne et vibrante. Les contours sont imprécis, dilués, ce qui contribue à l’impression de désintégration et de reconstruction simultanées. L’arrière-plan, tout comme le sujet, est constitué de ces mêmes formes géométriques, ce qui suggère une absence de profondeur et une fusion entre le modèle et son environnement.
La composition est dense, saturée, sans véritable point de fuite. Les lignes brisées et les angles aigus créent une tension visuelle perceptible, renforçant le sentiment de fragmentation. Les mains du sujet, posées sur un objet indéterminé, semblent lourdes, presque inertes, ce qui accentue limpression dune introspection profonde, voire dune mélancolie discrète.
Au-delà de la simple représentation d’un individu, cette œuvre semble explorer la nature de la perception et de la représentation. L’artiste ne cherche pas à imiter la réalité, mais plutôt à la décomposer et à la réassembler selon une nouvelle logique, une logique formelle qui traduit une vision du monde fragmentée et complexe. On peut y déceler une réflexion sur l’instabilité de l’identité, la difficulté de saisir l’essence d’une personne, et peut-être même une interrogation sur le rôle de l’artiste face à la réalité. Le portrait se révèle ainsi être moins une ressemblance physique qu’une exploration de létat desprit et dune certaine forme de déconstruction de soi.