Giovanni Fattori – Barrocci romani (1873) Firenze, Galleria darte moderna di P
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Lartiste nous dépeint une scène de repos, baignée dans une lumière terne et uniforme. Au premier plan, un cheval brun se repose, apparemment épuisé, sur un sol sablonneux. La palette de couleurs est dominée par des tons ocres, bruns et gris, créant une atmosphère mélancolique et un peu poussiéreuse.
Derrière, on distingue deux charrettes, chacune tirée par un cheval. Les charrettes, recouvertes de toiles sombres, évoquent un nomadisme, un voyage sans fin. Les chevaux, dune blancheur presque fantomatique, semblent fatigués, leurs regards perdus dans le vide. Leur posture, lasse, souligne la difficulté de leur labeur.
À droite, un homme, assis sur un morceau de bois, observe la scène. Il est habillé de manière simple, son chapeau enfoncé sur sa tête, donnant une impression de retrait, de solitude. Son regard, difficile à interpréter, oscille entre la résignation et une forme de contemplation silencieuse.
L’arrière-plan est constitué dun mur de pierre, uniforme et imposant, qui se fond dans le ciel. Cet élément architectural, dépourvu de détails, contribue à limpression denfermement et disolement. L’absence de repères précis dans le paysage accentue le sentiment de transience et de marginalité.
Lœuvre semble explorer les thèmes du labeur, de la pauvreté et de lerrance. La représentation des animaux, soumis à la fatigue et au travail, peut être interprétée comme une allégorie de la condition humaine, confrontée aux aléas de lexistence. Le silence ambiant, la lumière tamisée et les postures de résignation suggèrent une vie difficile, marquée par la précarité et labsence despoir. On ressent un profond sentiment de mélancolie et dabandon, une ode à la condition des populations marginalisées et oubliées. La composition, volontairement simple et dépouillée, renforce limpact émotionnel de la scène.