Jusepe de Ribera – The Clubfoot (The Club-Footed Boy)
Emplacement: Louvre (Musée du Louvre), Paris.
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Le garçon, vêtu de vêtements modestes, un habit brun-rouille et une chemise blanche légèrement ouverte, porte une lourde canne sur son épaule. La canne, plus grande que lui, suggère un fardeau, une nécessité, mais ne semble pas lalourdir. Un sac en tissu noir est suspendu à sa taille, évoquant une existence précaire et le besoin de transporter ses possessions. Un morceau de papier, visible à sa main, porte une écriture illisible, possiblement une mendicité ou une demande daide.
Le fond est volontairement flou, un paysage vague et indistinct de collines brumeuses et dune lumière dorée. Cette absence de détails accentue la concentration sur le personnage principal, isolant le garçon de son environnement et le plaçant au centre de l’attention. Le traitement de la lumière est remarquable : elle caresse le visage du garçon, soulignant son sourire radieux et sa peau légèrement bronzée, contrastant avec l’ombre qui enveloppe le reste de son corps.
Au-delà de la simple représentation dun enfant pauvre, lœuvre recèle une complexité de sens. Le sourire du garçon, loin dêtre naïf, semble empreint dune résilience et d’une sagesse précoce. Il pourrait sagir dune affirmation de soi face à ladversité, une célébration de la vie malgré les difficultés. La canne, bien que suggérant une infirmité ou une faiblesse, est ici un accessoire de mobilité, un instrument qui permet au garçon de se déplacer et d’affronter le monde.
Il est possible de lire dans cette œuvre une réflexion sur la dignité humaine, la capacité à trouver de la joie dans des circonstances difficiles et la force de l’esprit face à la pauvreté et à la marginalisation. L’artiste ne cherche pas à susciter la pitié, mais plutôt à témoigner dune vitalité et dune joie de vivre inattendues chez cet enfant. Lœuvre invite à une contemplation silencieuse sur la nature de la condition humaine et la beauté qui peut résider dans les lieux les plus improbables.