Part 4 Louvre – Jean Clouet -- Portrait of François Ier as St. John the Baptist
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Lœuvre présente un personnage masculin, au regard direct et assuré, drapé dans un tissu rouge-saumon qui souligne les courbes de son corps. Ce drapé, à la fois ample et ajusté, suggère une certaine noblesse et une force intérieure. La chevelure châtain-doré, abondante, encadre un visage aux traits marqués, témoignant dune vie vécue.
Le personnage tient dans sa main gauche un agneau, symbole chrétien de linnocence et de la rédemption, et de sa main droite, une croix en bois, légèrement inclinée. Ces éléments, associés, évoquent la figure de Saint Jean-Baptiste, préparant la venue du Christ. Néanmoins, l’association de ces symboles religieux avec un portrait royal ne s’effectue pas de manière naïve.
À l’arrière-plan, un perroquet vert, posé sur une branche, attire lattention. Cet oiseau, souvent associé à la connaissance, à la communication et à limitation, pourrait représenter la cour et les intrigues de la vie royale. Sa présence crée un contraste frappant avec la sobriété de l’ensemble, ajoutant une dimension plus complexe à lœuvre.
Linscription en bas, François Ier de France, Premier de ce nom, de XXVI ans confirme l’identité du modèle. Pourtant, lœuvre dépasse la simple représentation dun monarque. Elle ambitionne de le présenter comme un personnage doté de qualités spirituelles, voire messianiques.
L’utilisation d’un fond noir profond isole le personnage, renforçant son statut et son importance. La lumière, concentrée sur son visage et ses mains, attire le regard du spectateur et met en évidence les éléments symboliques.
En somme, cette œuvre est une tentative habile de fusionner l’image du roi avec des références religieuses, créant ainsi un portrait à la fois personnel et idéologique. Elle révèle un désir de légitimer le pouvoir royal par lévocation de valeurs spirituelles, tout en soulignant la grandeur et la force du personnage représenté. Le perroquet, élément perturbateur, ajoute une subtile nuance de complexité, suggérant peut-être les défis et les ambiguïtés inhérents au pouvoir.