part 2 American painters – Thomas Le Clear (1818-1882) - Buffalo Newsboy (1853 Albright-Knox Art Gallery)
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Lœuvre nous présente un jeune garçon, manifestement un vendeur de journaux, assis sur un coffre en bois usé. Il est posé sur un pavé irrégulier, témoignant dun environnement urbain et populaire. Le regard du garçon est captivant : il fixe le spectateur avec une intensité qui suggère une sorte de défi ou une invitation à lattention. Il tient dans sa main droite une balle, prête à être lancée, ce qui ajoute une dimension de jeu et dénergie juvénile à la composition.
Larrière-plan est riche et chargé. Un mur recouvert daffiches publicitaires, à peine lisibles, crée un mur de mots et dannonces. Ces affiches, superposées et décolorées, évoquent le bruit et le tumulte de la ville, mais aussi l’éphémère et la perte de sens. Un portail en bois, à moitié ouvert, laisse entrevoir une végétation luxuriante, créant un contraste saisissant entre lambiance urbaine et un espace plus naturel et paisible. La présence de ce portail pourrait symboliser une aspiration à lévasion, un désir de fuir les conditions difficiles de la vie de vendeur.
Lartiste a accordé une grande attention aux détails du costume du garçon : un chapeau de cow-boy, une veste usée, des bottes patinées, et un pantalon rapiécé. Ces éléments vestimentaires soulignent lappartenance sociale du sujet et son statut de travailleur précaire. Le coffre sur lequel il est assis, portant linscription By Rail Road, suggère un lien avec le transport ferroviaire, une industrie en plein essor à cette époque et synonyme de progrès et de mobilité.
La palette de couleurs est dominée par des tons terreux et sombres : bruns, gris, verts délavés. Ces couleurs contribuent à latmosphère mélancolique et à limpression de dureté de la vie quotidienne. La lumière est diffuse, créant une ambiance crépusculaire qui renforce le sentiment de solitude et disolement du garçon.
Au-delà de la simple représentation d’un jeune vendeur de journaux, lœuvre semble soulever des questions sur l’enfance, le travail, la pauvreté et linégalité sociale. On perçoit une critique subtile des conditions de vie des classes populaires dans une société en pleine mutation industrielle. Le regard du garçon, à la fois innocent et perçant, invite à une réflexion sur les conséquences de cette mutation sur les plus vulnérables. La scène, bien que spécifique à un contexte historique et géographique, résonne avec une dimension plus universelle sur la condition humaine et la lutte pour la survie.