Johan Ericson – The Market Place, Concarneau
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
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Lœuvre dépeint une place de marché, apparemment en Bretagne, sous un ciel menaçant. Latmosphère générale est empreinte dune certaine mélancolie, accentuée par la palette de couleurs dominée par des gris, des bruns et des ocres atténués. Le ciel chargé, aux nuages lourds et indistincts, domine une grande partie du tableau, suggérant une imminence de pluie ou un temps hivernal.
Au premier plan, une étendue de terre battue, humide et irrégulière, occupe une place prépondérante. Quelques flaques deau reflètent faiblement le ciel, rompant légèrement luniformité du sol. On y distingue une figure féminine, vêtue dune robe sombre et coiffée dun voile traditionnel, qui se déplace lentement au centre du tableau. Elle semble absorbée dans ses pensées, son allure pensive soulignant la solitude de l’instant.
Plusieurs personnages se détachent, plus discrets, sur la place. Un jeune garçon, accoudé, observe la scène avec une expression indéchiffrable. Quelques silhouettes indistinctes se regroupent autour d’une structure qui pourrait être un étal de marché, mais lactivité commerciale semble suspendue, figée dans une attente silencieuse.
L’arrière-plan est occupé par des bâtiments aux toits pointus et aux façades en briques ou en pierres, typiques de l’architecture bretonne. Ils se fondent dans lambiance générale, contribuant à limpression de lieu provincial et isolé. Quelques arbres dénudés se dressent, leurs branches torturées se perdant dans le ciel sombre.
L’ensemble suggère une vie quotidienne simple et austère, marquée par la rudesse du climat et lisolement géographique. Le peintre ne cherche pas à idéaliser le paysage, mais plutôt à saisir l’authenticité d’un moment fugace, une pause dans le rythme des journées. La présence de la figure féminine centrale, avec son regard perdu, évoque une certaine résignation, mais aussi une force silencieuse face à l’adversité. Il y a dans cette scène une contemplation du temps qui passe et de la condition humaine, une réflexion sur l’éphémère et le durable. Labsence apparente dune action significative renforce cette impression de méditation et dintrospection.