Philip James de Loutherbourg – The Evening Coach, London in the Distance
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’œuvre nous présente un paysage vallonné baigné dans la lumière douce d’un crépuscule. À larrière-plan, la silhouette de Londres s’élève, une masse de bâtiments aux tons grisâtres, presque fantomatique, noyée dans l’atmosphère brumeuse de la distance. La ville, bien que présente, apparaît comme un point dancrage lointain, un repère au sein dune nature dominée par le vert et le brun.
Au premier plan, une route serpente à travers la végétation luxuriante. On y observe un attelage de chevaux tirant un coupé, probablement une diligence, transportant plusieurs passagers. Lartiste a habilement rendu le mouvement de lattelage, suggérant une course rapide, la poussière soulevée par les sabots des chevaux témoignant de cette vivacité. Un individu, vêtu dun habit bleu marine, se tient près de la route, regardant lattelage séloigner. Sa posture, à la fois attentive et légèrement mélancolique, invite à la réflexion.
Sur le côté gauche du tableau, un autre groupe de personnages, moins marqué, semble attendre ou observer la scène. La végétation, foisonnante et détaillée, est composée darbres aux feuillages variés et de buissons touffus, créant une impression de profondeur et de densité. Le ciel, aux teintes orangées et rosées, est traversé de nuages légers, accentuant latmosphère paisible et poétique du moment.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette composition. L’opposition entre la nature et la ville est particulièrement frappante. La nature, ici, est présentée comme un refuge, un espace de tranquillité et de contemplation, en contraste avec l’agitation et l’effervescence de la ville. La diligence, symbole du progrès et de la mobilité, semble être en transit entre ces deux mondes. La figure solitaire, observant le départ de la diligence, pourrait représenter la nostalgie, le regret, ou peut-être simplement lattente dun événement à venir.
Lœuvre, par son atmosphère contemplative et sa composition équilibrée, suggère une réflexion sur le temps qui passe, sur les voyages, sur le lien entre lhomme et la nature, et sur la complexité des émotions humaines. Lensemble dégage une certaine mélancolie teintée despoir, comme si le crépuscule annonçait non pas une fin, mais un nouveau commencement.