Chaïm Soutine – The plane trees in Céret. Liberty Square
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On perçoit immédiatement une tension entre les formes architecturales, suggérées par des blocs de couleur ocre et blanche, et la profusion des troncs et des branches des platanes. Ces derniers, rendus avec une touche ample et énergique, semblent sélever, se contorsionner, et se déployer dans tous les sens, emportant avec eux une impression de mouvement incessant. La palette est riche et contrastée : des verts profonds se mêlent à des ocres chauds, des bleus froids et des touches de rouge, créant une atmosphère à la fois lumineuse et sombre.
La composition est volontairement désordonnée, presque chaotique. L’absence de perspective traditionnelle renforce cette impression de confusion, comme si le regard était absorbé par la multitude des éléments. Les formes se superposent, se chevauchent, se fondent les unes dans les autres, brouillant les frontières entre le ciel, le sol, les bâtiments et la végétation.
Il est possible dy lire une interrogation sur la relation entre lhomme et la nature, sur limpact de lurbanisation sur le paysage. L’omniprésence des platanes, symboles de force et de vitalité, semble contester la rigidité des constructions humaines. La lumière, filtrée à travers le feuillage, crée des jeux dombres et de reflets qui renforcent latmosphère mystérieuse et introspective.
Au-delà de la simple représentation dun lieu, lartiste explore des thèmes plus universels comme la mémoire, le temps qui passe et la fragilité de l’existence. Le tableau ne se contente pas de montrer, il suggère, il évoque, il invite à une contemplation plus profonde de lenvironnement qui nous entoure. Il semble que l’artiste cherche à traduire non pas ce qu’il voit, mais ce quil ressent face à ce lieu.