Hugo Van Der Goes – The Lamentation Of Christ
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’attention est immédiatement attirée par le corps principal, celui de lhomme décédé, reposant sur le sol avec une fragilité saisissante. Sa peau, dun blanc cireux, contraste vivement avec les étoffes sombres qui lentourent, soulignant la vulnérabilité de sa condition.
Autour de lui, un cercle de figures féminines et masculine est visible, toutes exprimant leur affliction de manière viscérale. Des femmes, drapées dans des voiles et des robes aux couleurs vives, se lamentent, se tordent les mains, pleurent à chaudes larmes. On observe une grande variété d’expressions, allant de la désolation silencieuse à lécorchement du chagrin. Une figure, vêtue dun manteau rouge flamboyant, semble soutenir une autre femme, dont le visage est dissimulé par ses mains, dans une posture de détresse intense.
Un homme barbu, au regard profondément triste, se tient plus près du corps, comme s’il contemplait sa perte avec une douleur amère. Il semble incarner la sagesse et la résignation face à linéluctable.
La composition est structurée de manière pyramidale, le corps de lhomme décédé formant le sommet, et les figures environnantes séchelonnant vers le haut, créant une impression de mouvement et de concentration vers le point central. L’utilisation de la lumière est particulièrement notable. Elle se focalise sur les visages et les mains des personnages, accentuant leur expression de douleur et renforçant limpact émotionnel de la scène.
Au-delà de la simple représentation dun deuil, l’œuvre semble explorer la complexité de la souffrance humaine, la fragilité de la vie et la force du lien affectif. La croix, discrète mais présente, apporte une dimension spirituelle à la scène, suggérant une dimension de sacrifice et de rédemption. Les plis des étoffes, la texture de la peau, les regards chargés démotion, tout contribue à une atmosphère de profond mélancolie et de contemplation. Il ne s’agit pas seulement de pleurer une mort, mais de méditer sur la condition humaine, sa vulnérabilité et sa capacité à ressentir la douleur avec une intensité bouleversante.