Eduardo Arroyo – CAA3YM35
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À lextrémité supérieure, une silhouette squelettique, visiblement masculine, est représentée en train de filmer avec une caméra de cinéma. Son geste est direct et agressif, suggérant une intention de capturer ou de dominer. La tête, réduite à un crâne stylisé, renforce limpression dune force impersonnelle, voire déshumanisée.
En contrebas, une figure humaine, plus volumineuse, semble être le sujet de cette prise de vue. Elle est affalée, la tête entre les mains, dans une posture qui évoque la détresse, la résignation, voire la honte. Les traits du visage sont réduits à un minimum, mais lexpression de douleur ou de vulnérabilité transparaît. On perçoit une forme de soumission, une passivité face au regard de la caméra.
La division chromatique du fond semble accentuer le fossé entre les deux figures. Le jaune, associé à la lumière et à la connaissance, pourrait représenter le pouvoir de lobservation. Le rouge, quant à lui, symbolise la passion, la souffrance, et peut-être la violence.
On peut ainsi envisager plusieurs interprétations. Lœuvre semble explorer les dynamiques de pouvoir liées à la représentation, et notamment la relation entre celui qui regarde et celui qui est regardé. Elle interroge la nature du regard, son caractère intrusif, et les conséquences psychologiques quil peut engendrer. Labsence de contexte narratif précis laisse place à une réflexion plus générale sur lobjectivation de lindividu, la marchandisation de lexpérience humaine, et la perte dintimité à lère de la photographie et du cinéma. Le squelette, figure omniprésente de la mort et du temps qui passe, pourrait aussi suggérer une interrogation sur la fugacité de lexistence et lomniprésence de la technologie dans notre perception du monde.