Part 3 Prado Museum – Murillo, Bartolomé Esteban -- El martirio de San Andrés
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Autour de la figure centrale, une foule agitée se presse. On distingue des soldats romains, certains à cheval, dont lun brandit un étendard rouge, signe de leur autorité et de leur victoire. Leur attitude est celle de la domination et de lindifférence face à la souffrance de lhomme crucifié. D’autres personnages, probablement des spectateurs, assistent à la scène avec des expressions variées : curiosité, angoisse, voire moquerie. Une femme âgée, au premier plan, semble implorer le ciel, son geste désespéré contrastant avec la froideur des soldats.
Le ciel, dans la partie supérieure de la composition, est trouble et sombre, mais une lumière irisée, semblant émaner d’un nuage, se concentre au-dessus de la croix. Cette lumière, bien qu’apportant un certain espoir, souligne également la dimension sacrificielle de lévénement. Quelques figures angéliques, à peine esquissées, semblent flotter dans ce ciel orageux, témoins silencieux de la tragédie.
La palette de couleurs est dominée par des tons sombres et terreux, rehaussés par des touches de rouge vif et de blanc lumineux. Cette juxtaposition crée un contraste saisissant qui accentue le drame de la scène. Le traitement des textures est varié : la peau des personnages est rendue avec une grande finesse, tandis que les vêtements et les éléments architecturaux sont traités de manière plus générale.
Au-delà de la représentation littérale du martyre, lœuvre semble suggérer une réflexion sur la nature de la souffrance, la foi et le pouvoir. La présence de la foule, à la fois spectatrice et complice, soulève des questions sur la responsabilité collective face à linjustice. Le regard fixe de lhomme crucifié, malgré la douleur quil endure, semble inviter à la contemplation et à la réflexion sur le sens de la vie et de la mort. Enfin, la lumière divine, bien que faible, symbolise lespoir et la promesse de rédemption, même au plus fort de la tourmente.