Julio Romero de Torres – Panneau (1912)
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Lune, vêtue dune robe sombre aux teintes violacées, se tient adossée au cadre, son regard dirigé vers lhorizon. L’autre, dans une robe dun bleu pâle, se tient face au spectateur, mais son attention semble également portée au loin, malgré une légère inclinaison de la tête. Les deux femmes, bien que proches physiquement, semblent séparées par une barrière invisible, une distance émotionnelle palpable.
Le paysage qui sétend au-delà du vantail est traité dans des tons doux et atmosphériques. Un lac, bordé dune végétation luxuriante et dune haie, se fond dans un ciel bleuté. Au loin, une silhouette urbaine, probablement une ville, se dessine, à peine perceptible, comme un repère lointain et indéchiffrable. Un petit bouquet de fleurs, disposé sur une table basse, apporte une touche de couleur vive et une note de fragilité au milieu de cette composition sobre.
Lensemble évoque un sentiment disolement, de rêverie et de nostalgie. L’architecture rigide, presque oppressante, contraste avec la douceur du paysage, créant une tension visuelle. On peut interpréter cette œuvre comme une méditation sur la séparation, la solitude et la perte, ou encore comme une exploration des limites entre lintériorité et lextériorité, entre le confinement et la liberté. La disposition des personnages, face à un paysage qui semble inaccessible, suggère une aspiration à lailleurs, une quête d’évasion difficilement réalisable. Le bouquet de fleurs, symbole de beauté éphémère, ajoute une dimension poétique et mélancolique à cette scène immobile.