Marjo Wilson Lambert – LambertMarjoWilson-RodeoBull#101-sj
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le taureau, massif et sombre, est le pivot de limage. On perçoit la force animale dans la musculature suggérée par des hachures expressives. Son regard, fixe et déterminé, semble défier le spectateur autant que le cavalier. Le cavalier, lui, est représenté de manière plus esquissée, presque évanescente, soulignant peut-être sa vulnérabilité face à la puissance de la bête. La posture inclinée, les bras tendus, témoignent de leffort et de la lutte.
Le fond est loin dêtre neutre. Il est constitué de rectangles superposés, de larges aplats colorés, qui évoquent à la fois larchitecture dun aréna et les panneaux publicitaires souvent associés à ce type dévénement. La présence dune étoile et de lettres fragmentées (CA...) laisse supposer un contexte festif et commercialisé, mais ces éléments sont dilués dans labstraction, empêchant une lecture trop littérale.
Lensemble dégage une impression de mouvement et de chaos contrôlé. Les lignes énergiques, les traits rapides et labsence de contours nets contribuent à cette sensation de dynamisme. On imagine aisément le vacarme de la foule, la poussière soulevée, ladrénaline de linstant.
Au-delà de la simple représentation dun rodéo, lœuvre semble interroger la relation entre lhomme et la machine, entre le contrôle et la perte de contrôle. Le taureau mécanique, symbole de modernité et de divertissement, devient ainsi le théâtre dune confrontation où la fragilité humaine est mise à nu. La juxtaposition de lanimal, rendu avec une certaine fidélité, et de l’environnement construit, suggère une artificialité du spectacle et une possible critique de la marchandisation de la performance. Le travail de lartiste ne se limite pas à la description ; il invite à une réflexion sur la nature du spectacle et les enjeux de la domination.