Alfred Stevens – At the Railway Station
Emplacement: Art Institute, Chicago.
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Léclairage, dramatique et concentré, met en valeur la figure de la femme et lobjet posé à ses pieds : une valise de cuir, dun rouge profond, qui accentue lambiance feutrée et un peu sombre de la scène. En arrière-plan, une affiche, à peine lisible, mentionne Gréville et un numéro 18, évoquant peut-être un voyage ou une destination. Le fond est composé dune structure en bois sombre, dont les panneaux suggèrent larchitecture dune gare ou dune salle dattente.
Plusieurs lectures s’imposent. La présence de la femme en tenue masculine est frappante. Elle ne s’agit pas d’un simple déguisement, mais plutôt d’une affirmation dune identité fluide, d’une transgression des normes sociales de lépoque. Le chien, symbole de fidélité et de confort, apporte une note de douceur et de familiarité à cette atmosphère quelque peu oppressante.
Lattente elle-même, incarnée par la pose lasse de la femme, est un thème récurrent dans lart du XIXe siècle, symbole de lincertitude, de lespoir déçu et de la solitude moderne. Labsence de communication, limmobilité, le silence ambiant, tout concourt à créer une ambiance de contemplation mélancolique. Lœuvre interroge subtilement la condition humaine, la fragilité de lexistence et le poids des attentes. La palette de couleurs, dominée par les tons sombres et chauds, renforce cette impression de gravité et dintrospection.