Part 6 Prado Museum – Moro, Antonio -- Margarita de Parma / María de Portugal, esposa de Alejandro Farnesio
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À gauche, une figure se tient debout, enveloppée dans une robe sombre, peut-être en velours, dont la texture est subtilement rendue par la lumière. Un col plissé, ample et rigide, encadre le visage et souligne lélégance de lépoque. Elle tient entre ses mains une longue guirlande de perles, vraisemblablement un rosier, dont la croix à lextrémité est clairement visible. Ses doigts, délicatement peints, laissent deviner une certaine aisance et une certaine familiarité avec les objets de valeur.
À droite, lautre femme est assise, appuyée sur une surface invisible. Sa robe, également sombre, est ornée de broderies fines et discrètes, laissant entrevoir une complexité dans la confection de la tenue. Le col, similaire à celui de la première femme, renforce l’unité visuelle des portraits. Elle porte également un long collier de perles, dont une partie est cachée derrière son col. Ses mains, jointes dans son giron, témoignent dune posture réfléchie et réservée.
Le contraste entre les deux figures est subtil, mais notable. La posture de la femme à gauche, plus droite et directe, suggère peut-être une assurance, tandis que la posture assise de l’autre femme évoque une certaine mélancolie ou une introspection. L’absence de décor, le fond noir uniforme, concentre lattention sur les personnages eux-mêmes et sur leurs attributs.
La présence du rosier dans les deux portraits introduit un élément symbolique fort. Il est indissociable des valeurs religieuses de l’époque, mais également de la dévotion et de la piété. De plus, l’importance accordée aux perles, bijoux chers et précieux, suggère un statut social élevé, une appartenance à laristocratie.
L’ensemble de la composition, par sa sobriété et son raffinement, laisse entrevoir une œuvre commandée par une famille noble, soucieuse de laisser une trace de son prestige et de ses valeurs. Le peintre a su saisir non seulement la ressemblance physique des femmes, mais aussi, à travers le langage du portrait, une partie de leur caractère et de leur position sociale. La lumière, habilement modulée, contribue à créer une atmosphère intime et solennelle, propice à la contemplation.