Piero della Francesca – Piero (19)
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Un groupe de jeunes femmes, vêtues de longues robes blanches, se tient à proximité. Chacune porte un instrument de musique : des tambourins, des luths, créant une atmosphère festive et quasi-chorale. Cette assemblée, disposée en arc de cercle, semble offrir une célébration à lenfant, une forme de louange profane et joyeuse.
Sur le côté droit, un homme à la chevelure touffue et vêtu dune cape richement décorée, ainsi quun autre personnage plus âgé et drapé dune robe noire, semblent observer la scène avec une intensité particulière. Leur présence introduit une note de solennité et de mystère, suggérant une fonction de témoins, voire de gardiens.
Larrière-plan, constitué dun portique en bois sombre et dune architecture urbaine en ruine, offre un contraste saisissant avec la clarté de la scène principale. La nature sauvage, symbolisée par la végétation luxuriante qui envahit le bas de la composition, sinsère également dans ce décor, créant une tension entre le divin et le terrestre, entre la civilisation et le chaos.
Le tableau suggère une réflexion sur la dualité de lexistence, entre la sainteté et le profane, entre la contemplation spirituelle et la joie de la vie. La juxtaposition des instruments de musique, de la Vierge, des figures contemplatives et de lenvironnement architectural évoque une interrogation sur la nature de la foi, la fragilité de lenfance et la permanence du cycle de la vie. Lensemble est empreint dune mélancolie discrète, une certaine nostalgie pour un monde révolu, où la beauté et la fragilité coexistent dans une harmonie fragile.