Anita Kunz – Call for Entries
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La particularité notable de cette composition réside dans lomniprésence de tatouages complexes recouvrant lintégralité du visage. On y distingue une multitude de motifs : des dragons sinueux, des oiseaux en vol, des fleurs délicates, des cartes à jouer, des dés, et une petite figure féminine, à lair mélancolique, nichée au centre du front. Laccumulation de ces éléments, habituellement associés à lexpression personnelle, à lidentité et à la transgression, crée un contraste saisissant avec la douleur brute visible sur le visage.
Il semble que l’artiste ait voulu explorer la notion de surcharge émotionnelle. Le visage devient une surface saturée, un écran sur lequel se projettent les fardeaux, les désirs et les angoisses de lindividu. Les tatouages, plutôt que dembellir ou de raconter une histoire personnelle, apparaissent comme des parasites, des marques indélébiles dun vécu douloureux et complexe. Ils étouffent lexpression authentique, la recouvrent sous un manteau dartifice et de symboles ambivalents.
Le cri, élément central de l’œuvre, nest pas seulement une manifestation de la douleur physique, mais aussi une crypte à légard dune identité fragmentée, dun moi submergé par les influences extérieures. La figure féminine au front pourrait symboliser la part féminine de l’être, une sensibilité blessée et impuissante face à la détresse. Les cartes à jouer et les dés suggèrent une dimension de hasard, de destin et dillusions perdues.
En somme, lœuvre, par son intensité visuelle et la richesse de ses symboles, invite à une réflexion sur la souffrance humaine, lidentité, et la manière dont nous nous décorons ou nous dissimulons derrière des façades pour faire face à la complexité de lexistence. Le visage, ainsi transformé en un théâtre de douleur et de symboles, devient un miroir de la condition humaine.