Bernhard Gutmann – bordighera, sunset 1912
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
On observe une scène urbaine, probablement méditerranéenne, baignée dans la lumière crépusculaire. Lauteur a choisi de représenter une perspective qui senfonce dans la profondeur du tableau, guidée par une rue pavée qui converge vers un point de fuite indéterminé. Les bâtiments, aux tons bleus et violets dominants, flanquent cette rue, créant une impression denfermement et de mystère. Leurs contours sont imprécis, dilués dans la lumière du soir, suggérant une architecture typique dune ville de province.
Le ciel occupe une place prépondérante dans la composition. Il est vibrant de couleurs chaudes : des jaunes dorés et orangés se mêlent à des touches de vert émeraude, créant une atmosphère à la fois lumineuse et inquiétante. Cette palette chromatique, appliquée en larges touches, donne limpression dun ciel en mouvement, comme si le soleil couchant diffusait des reflets changeants sur la ville. Le ciel, contrastant fortement avec la relative obscurité des bâtiments, attire irrésistiblement le regard.
Un élément architectural particulier se distingue à gauche de la composition : une tour massive, couronnée dune arche, sélève au-dessus des autres constructions. Cette tour, éclairée par la lumière dorée du soleil couchant, semble veiller sur la ville. Sa présence imposante apporte une dimension de stabilité et dhistoire à la scène.
Au-delà de la simple représentation d’un paysage urbain, la toile semble évoquer une introspection mélancolique. La lumière crépusculaire, symbolique de la fin dun cycle, pourrait suggérer le passage du temps, la fuite de la jeunesse, ou la fragilité de lexistence. Les couleurs sombres des bâtiments contrastant avec la luminosité du ciel créent une tension émotionnelle, une dualité entre l’obscurité de la réalité et l’espoir d’un renouveau. Labsence de figures humaines renforce cette impression de solitude et de contemplation. On ressent une atmosphère de silence et de rêverie, comme si l’artiste avait voulu capturer un instant suspendu dans le temps, une méditation sur la beauté éphémère du monde.