Diego Rivera – Rivera (92)
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Au centre de lœuvre, une figure masculine nue, bras tendus en croix, est la pièce maîtresse. Il repose sur un support orné de feuillages luxuriants, dont émerge un emblème héraldique sombre, difficile à identifier précisément. Cette posture centrale, rappelant la crucifixion, est immédiatement frappante, mais la nudité et labsence de souffrance apparentes la distinguent de liconographie chrétienne traditionnelle.
Des figures féminines et masculines, certaines à demi-étendues, dautres debout, bordent cette figure centrale. À gauche, elles semblent plongées dans une mélancolie ou une douleur contenue, tandis qu’à droite, des personnages, dont certains portent des armes (un épée notamment), adoptent une posture plus fière ou résignée. En haut, des figures ailées, manifestement des anges ou des esprits, flottent dans le ciel, semblant contempler la scène. Leur expression est indéchiffrable, oscillant entre la compassion et lindifférence.
La palette de couleurs est dominée par des tons chauds : rouge, ocre, orange, contrastant avec des verts profonds qui soulignent le support de la figure centrale. Le sol, peint en perspective, renforce lillusion de profondeur et invite le spectateur à simmerger dans la scène.
Plusieurs subtexts semblent se dessiner. La figure centrale, entre le sacrifice et la résilience, pourrait symboliser une nation, un peuple, ou une idée en proie à des épreuves. L’emblème héraldique suggère un contexte politique ou historique précis, mais son obscurité laisse place à linterprétation. La juxtaposition des figures de douleur et de force, de spiritualité et de matérialité, témoigne dune réflexion complexe sur la condition humaine, la lutte, la perte, et peut-être, lespoir. Lensemble de la composition évoque une histoire de souffrance et de transformation, dont la signification ultime reste ouverte à l’interprétation du spectateur. La monumentalité de la composition, typique de la fresque, renforce lidée dun récit dimportance capitale, à la fois tragique et exaltante.