Juan Gris – Gris A man in a cafe, 1914, 99x72 cm, Acquavella Galleries,
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Le premier plan est constitué dune table en bois, dont le grain est suggéré par des lignes parallèles, donnant une impression de texture rugueuse. Sur cette table, une figure humaine est présente, mais elle est réduite à sa plus simple expression : un ensemble de plans fragmentés qui suggèrent la présence dun homme assis. La posture est indéfinissable, lexpression du visage est absente, ce qui confère à la figure une certaine ambiguïté et une impression de solitude.
À côté de lhomme, une surface rectangulaire, dont la couleur jaune vif contraste avec le reste de la composition, attire immédiatement le regard. Cette surface semble être un journal, dont on peut apercevoir des lettres, bien que l’illisible. Elle suggère la présence du monde extérieur, de l’actualité, mais cette information est présentée de manière déformée et fragmentée, comme si elle était filtrée à travers la subjectivité du spectateur.
En arrière-plan, des formes géométriques plus abstraites se succèdent, créant un espace illusoire et fragmenté. On distingue des angles aigus, des plans superposés, qui suggèrent la présence dun environnement architectural, peut-être un café ou un intérieur. La profondeur de champ est inexistante, l’espace semble aplati, comme si l’œuvre refusait de respecter les conventions de la perspective traditionnelle.
Lensemble de la composition évoque un sentiment daliénation et disolement. Le personnage est déshumanisé, réduit à un ensemble de formes géométriques, et semble perdu dans un espace fragmenté et déroutant. Le journal, symbole de l’information et du lien social, est lui aussi déformé et illisible, suggérant une perte de sens et une rupture avec le monde extérieur. Labsence de point de fuite, la superposition des plans et l’absence d’expression faciale contribuent à créer une atmosphère dintrospection et de malaise. Il sagit dune œuvre qui interroge la nature de la représentation et la perception de la réalité.