Lawren Harris – the bridge 1937
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Lélément central, larche du pont, est rendu avec une certaine austérité, dans des tons crème et blanc, contrastant avec le fond dun bleu glacé, lui-même divisé en plusieurs nuances. Ces bleus, allant du turquoise clair au bleu profond, créent une impression dimmensité et de profondeur, suggérant un espace aérien et indistinct.
La base de la structure, quant à elle, est peinte dans des tons ocres et bruns, évoquant peut-être le sol, la terre, ou le matériau de construction. Ces couleurs plus terreuses ancrent visuellement lédifice, tout en soulignant son contraste avec le ciel.
Labsence de figures humaines et de détails narratifs est significative. Le sujet nest pas tant le pont en lui-même, que lexploration de sa forme, de ses volumes et de ses relations spatiales. Cette abstraction suggère une réflexion sur la nature de la représentation et la fragmentation de la réalité.
On peut y déceler une certaine tension entre la stabilité apparente de la structure et le dynamisme des lignes qui la composent. Larchitecture, symbole de liaison et de traversée, est ici déconstruite, voire menacée par la dissolution de ses formes. Lœuvre, par sa rigueur géométrique et son absence dornementation, laisse transparaître une volonté de dépouillement et de concentration sur lessentiel. Il est possible dy lire une allégorie de la fragilité de la construction humaine, ou une interrogation sur la permanence des structures face à l’érosion du temps et au changement. L’œuvre, dans sa forme angulaire et fragmentée, pourrait également évoquer l’impact de la modernité et de lindustrialisation sur le paysage et larchitecture.