
Narcisse Virgilio Díaz de la Peña – Oriental woman with her daughter
Emplacement: Old and New National Galleries, Museum Berggruen (Alte und Neue Nationalgalerie, Museum Berggruen), Berlin.
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La femme, centrale dans limage, est vêtue dune tenue complexe et richement décorée. Ses atours, incluant un voile délicat et des broderies complexes, suggèrent une certaine aisance sociale, tout en trahissant une inspiration orientale. Son regard, à la fois doux et pensif, attire immédiatement lattention du spectateur. Elle se tient droite, mais une certaine fragilité se dégage de sa posture, comme si elle était à la fois forte et vulnérable.
À ses côtés, la fillette, plus petite, est enveloppée dans un habit similaire, quoique plus simple. Son visage, à peine esquissé, exprime une innocence et une naïveté enfantines. Elle se blottit contre sa mère, cherchant sans doute réconfort et protection. Leur proximité physique témoigne dun lien affectif fort, dune relation maternelle tendrement représentée.
L’arrière-plan, volontairement flou et indistinct, contribue à concentrer lattention sur les deux figures principales. Le feuillage luxuriant, peint dans des tons de vert et de brun, évoque un cadre naturel et enveloppant. Cependant, cette abondance végétale n’offre pas de repères clairs ; elle suggère plutôt un espace mystérieux, voire onirique.
On peut envisager plusieurs subtexts. L’inspiration orientale, au-delà de la simple représentation vestimentaire, pourrait témoigner d’une fascination pour l’exotisme, une thématique courante au XIXe siècle. Il est possible que lœuvre explore les thèmes de la maternité, de la protection et du lien familial, tout en suggérant une certaine distance, voire un sentiment d’isolement. La femme, figée dans cette pose, semble à la fois présenter et se cacher, comme si elle était consciente dêtre observée. La douceur de latmosphère, bien que réconfortante, est teintée dune certaine tristesse, laissant entrevoir une profondeur psychologique complexe. Le tableau invite à une méditation sur le temps qui passe, sur la fragilité de lexistence et sur la force du lien maternel.