Juan Ripolles – #23781
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Le lapin, cependant, est loin dêtre inoffensif. Sa tête est encadrée par une sorte dauréole rougeoyante, presque flamboyante, qui lui confère une présence singulière et presque inquiétante. Cette couleur vive contraste fortement avec le reste de la composition, attirant immédiatement le regard. Les yeux du lapin, dépeints avec des touches bleues et vertes, semblent expressifs, voire perçants, et renforcent cette impression dune figure à la fois vulnérable et intense.
Le corps du lapin, également dessiné au brun, est simplifié à l’extrême, presque schématique. On note l’utilisation d’un trait ondulant pour suggérer la fourrure, une technique qui contribue à laspect brut et spontané de lœuvre. Des éclaboussures de rouge et de jaune apparaissent au pied de la figure, ajoutant une dimension dénergie et de mouvement.
Lensemble de la composition laisse entrevoir une tension palpable. Le contraste entre la naïveté du dessin et lintensité des couleurs, notamment le rouge, suggère une ambivalence, un conflit latent. On pourrait y voir une représentation de la fragilité de linnocence, ou encore une allégorie de la violence qui peut se cacher derrière une apparence douce et paisible. Le fond sombre, presque abyssal, contribue à cette atmosphère tendue, évoquant un sentiment disolement et de menace. Lœuvre, dans son ensemble, invite à une réflexion sur la nature de la peur et de la vulnérabilité.