Honore Daumier – daumier30
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On observe ici un dessin en lithographie, manifestement une satire. Le sujet central est la représentation dun magistrat, reconnaissable à sa toge et sa toque, qui est littéralement traîné à l’intérieur dune porte par une silhouette drapée. Cette dernière, à peine esquissée, semble incarner une force invisible, un poids qui le submerge.
L’attitude du magistrat est particulièrement révélatrice. Il penche la tête, son visage dissimulé par la toge, traduisant une résignation voire une honte. Lexpression suggère une incapacité à résister à l’entrave qui le conduit. Le contraste est frappant entre la posture imposante que son habit est censé conférer et son impuissance manifeste.
Au premier plan, un petit personnage en uniforme militaire, peut-être un gendarme ou un officier, observe la scène. Sa présence, bien que discrète, accentue le caractère critique du dessin. Il est témoin, impassible, du spectacle de la chute de la justice. Sa petite taille par rapport aux deux autres figures souligne encore labsurdité de la situation.
Le titre manuscrit au-dessus de limage, Les Gens-Justices, ajoute une couche de sarcasme. Il sagit dune formule ironique, une dérision du titre et de la fonction du magistrat.
La légende en bas du dessin, écrite d’une main tremblante, semble amplifier le propos. Elle suggère une justification de la situation, une explication de laction de celui qui traîne le magistrat, évoquant un désir dapprendre et de bien plaider. Lambiguïté du texte renforce le caractère satirique de lœuvre, laissant planer le doute sur les motivations des personnages et sur la nature de la justice elle-même.
En somme, cette œuvre est une critique acerbe de la justice, dépeinte comme une institution fragile, vulnérable et peut-être même corrompue. Labsence de détails précis sur le contexte permet à limage de transcender un événement particulier et de devenir une allégorie de la déchéance de la loi. L’esthétique du dessin, volontairement sommaire, renforce limpact de la satire et souligne la simplicité de la critique portée.