Rijksmuseum: part 2 – Quast, Pieter Jansz. -- Kaartspelers met een pijprokende vrouw, 1630-1647
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À lavant-plan, une femme, vêtue dune robe richement décorée de broderies complexes, est assise près dune table recouverte dun tissu sombre. Elle observe attentivement les cartes, un geste de la main suggérant une concentration intense. Son expression est difficile à déchiffrer, oscillant entre linquiétude et lintérêt. On remarque la présence dun mouchoir délicatement brodé, posé à ses pieds, ajoutant une note de raffinement.
Deux hommes, vraisemblablement des joueurs, lentourent. Lun, plus jeune, se tient debout, penché au-dessus de la table, son visage illuminé par la lumière. Son habit, bien que de qualité, présente des signes dusure, laissant entrevoir une certaine précarité. Lautre, plus âgé, est assis et porte un chapeau, son regard est fixé sur les cartes avec une intensité similaire. Lâge et lexpression de ce personnage suggèrent une certaine expérience du jeu, voire une connaissance des arcanes.
Le sol est jonché de quelques cartes, témoignant de lactivité en cours. Un détail notable est la présence dun long tuyau à tabac, posé près de la table, et d’une petite pile de débris sur le sol. Ces éléments introduisent une dimension plus triviale, voire vulgaire, dans lensemble.
Lensemble de la composition laisse entrevoir plusieurs subtexts. Le jeu de cartes, souvent associé au hasard et à lincertitude, peut symboliser la fragilité de la condition humaine. La richesse contrastée des personnages et des objets suggère une réflexion sur les classes sociales et les inégalités. La présence du tabac, alors un luxe, introduit une dimension de décadence et de plaisir coupable. Lattention portée aux détails des vêtements et des accessoires, alliée à lobscurité du fond, renforce limpression dune scène privée, capturée dans un moment de vulnérabilité. L’auteur semble vouloir explorer la complexité des relations humaines, les enjeux du hasard et la tension entre lapparence et la réalité. La peinture, par sa mise en scène et son clair-obscur, crée une atmosphère de mystère et d’introspection, invitant le spectateur à s’interroger sur les motivations et les sentiments des personnages.