Rijksmuseum: part 2 – Brueghel, Pieter (II) -- De aanbidding der koningen, 1590-1638
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L’activité humaine est omniprésente. Une foule considérable occupe le centre de la composition. On observe une procession, probablement religieuse, avec des personnages vêtus de couleurs vives, se dirigeant vers un point central, difficile à identifier précisément mais suggérant une destination importante. Des musiciens, reconnaissables à leurs instruments, accompagnent la marche, tandis que des hommes, apparemment des paysans, s’affairent autour d’eux.
Plusieurs groupes distincts attirent l’attention. À gauche, une femme et une jeune fille se lavent dans un récipient, un acte incongru dans ce contexte hivernal, ajoutant une note de bizarrerie à la scène. Un groupe dhommes, vêtus de manière plus humble, semblent s’adonner à des jeux ou à des divertissements sur la glace, près d’une étendue d’eau gelée. Plusieurs autres figures, dispersées, sont engagées dans des activités diverses : certains se promènent, dautres observent la procession, et dautres encore semblent soccuper de tâches domestiques.
La composition est particulièrement dense, chaque zone du tableau étant saturée de détails. Les arbres, dépouillés de leurs feuilles, se dressent comme des silhouettes sombres contre le ciel hivernal, ajoutant une touche mélancolique à lensemble. L’architecture, avec ses détails complexes et ses fenêtres illuminées, suggère une ville prospère et animée, malgré la rigueur de l’hiver.
L’œuvre semble moins se concentrer sur un événement précis que sur la vie quotidienne au sein dune communauté. Les subtexts suggèrent une tension entre le spirituel et le profane, la foi et le divertissement. L’inclusion d’éléments apparemment aléatoires, comme le bain hivernal ou les jeux sur la glace, crée un sentiment d’ambiguïté et invite à une interprétation plus profonde. Il se dégage une impression de foire, d’un rassemblement populaire où différentes couches sociales se côtoient, chacune absorbée dans ses propres préoccupations. Le tableau ne transmet pas une joie exubérante, mais plutôt un mélange de curiosité, dattente, et dune certaine mélancolie, propre à l’hiver et à la contemplation de la condition humaine.