Zinaida Serebryakova – Marrakesh, view from the terrace of the Atlas mountains
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L’œuvre présente une vue panoramique dune ville, dominée par une chaîne de montagnes enneigées à lhorizon. Le regard est placé en hauteur, suggérant un point de vue depuis une terrasse, comme lindique le titre. Le premier plan est occupé par un ensemble de bâtiments aux toits plats et aux teintes terreuses, typiques dune architecture méditerranéenne ou nord-africaine. Ces constructions, imbriquées les unes dans les autres, créent une composition complexe et labyrinthique. On distingue une minaret élancé qui sélève au-dessus de la masse bâtie, point de repère architectural majeur dans le paysage urbain.
La palette de couleurs est dominée par des tons ocre, beige, et brun, accentués par des touches de vert et de rouge sur certains toits. Latmosphère générale est celle dune lumière douce et diffuse, probablement celle dune journée nuageuse ou de fin daprès-midi. La technique picturale, fluide et expressive, semble privilégier la suggestion et l’impression plutôt que la reproduction fidèle des détails. Les formes sont esquissées avec légèreté, utilisant la transparence de la gouache ou de laquarelle pour créer des effets de profondeur et de lumière.
Au-delà de la simple représentation du paysage, lœuvre évoque une certaine distance, une impression de contemplation. La perspective aérienne et le flou des contours contribuent à une sensation déloignement, comme si lobservateur était un voyageur éphémère, capturant un instantané d’un lieu lointain. Limmensité des montagnes en arrière-plan renforce cette idée dune culture et dun espace radicalement différents.
On perçoit une tension subtile entre larchitecture humaine, compacte et ancrée dans le paysage, et la majesté brute de la nature. Lœuvre ne se limite pas à un simple reportage visuel ; elle interroge la relation entre lhomme et son environnement, entre le connu et linconnu, entre la permanence des constructions et le caractère éphémère de lexpérience humaine. Le silence et l’immensité suggérés peuvent également traduire un sentiment de mélancolie ou de rêverie.