Diane Dillon – TheMer-WomanOutOfTheSea
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Au premier plan, on distingue plusieurs bocaux. Le plus imposant, central, renferme une figure féminine, clairement identifiable comme une sirène. Son corps est drapé dune chevelure sombre et ébouriffée, contrastant avec la peau rosée de son buste. Elle flotte dans un liquide verdâtre, parmi des poissons aux couleurs vives – un doré et un noir –, ainsi que des éléments végétaux artificiels, évoquant un écosystème marin confiné.
À gauche, un autre bocal contient une créature hybride, mi-dragon, mi-poisson, suggérant un mélange de mythes et de fantasmes. Un troisième bocal, à droite, semble abriter une fleur artificielle, ajoutant une note de décorativisme et de fragilité.
En bas, des flacons plus petits complètent la composition. Certains contiennent des substances indéterminées – des billes sombres, des algues séchées, des coquillages – tandis que dautres présentent des gravures délicates évoquant des motifs marins.
La composition suggère une interrogation sur la nature, la conservation et la présentation du vivant. On pourrait interpréter ces bocaux comme des vitrines dun cabinet de curiosités, où des créatures fantastiques et des éléments naturels sont exposés et étudiés. La sirène, en particulier, semble à la fois captivante et mélancolique, prisonnière dun monde artificiel qui ne peut reproduire la richesse et la liberté de locéan.
Lœuvre soulève des questions sur la relation entre lhumain et le monde naturel, ainsi que sur la fascination pour létrange et le merveilleux. La mise en scène, froide et clinique, accentue le caractère artificiel de la situation et invite à une réflexion sur lexploitation et la domestication du vivant. Le vert dominant, associé au verre, renvoie à lidée dune transparence trompeuse, cachant peut-être la fragilité et la vulnérabilité de ces êtres capturés.