Pieter Jansz Saenredam – Interior Of The Choir Of St Bavo At Haarlem
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On observe un agencement clair et méthodique. Des rangées de bancs, alignés avec une rigueur formelle, délimitent lespace réservé aux chanterelles. Le dessin insiste sur la répétition des motifs architecturaux : les arcs, les piliers, les moulures, contribuant à lunité visuelle de lensemble. La perspective, bien que maîtrisée, laisse transparaître une certaine distance, comme si lœil de lobservateur se perdait dans limmensité de lespace sacré.
Au centre, un autel ou une structure similaire attire lattention, mais il est délibérément rendu flou, presque indistinct. Cette intention suggère peut-être une focalisation moins sur le lieu de culte en lui-même que sur la magnificence de lédifice qui le contient.
Les détails sont rendus avec une précision minutieuse : les ornements des bancs, la complexité des arcs, la disposition des vitraux (dont un seul est visible en haut à droite) témoignent dun regard attentif porté sur la structure. Labsence de figures humaines est frappante. Le chœur apparaît donc vide, déserté, ce qui peut évoquer un sentiment de solitude, de recueillement, voire de mélancolie.
Le dessin, dans son ensemble, transcende la simple représentation dun lieu. Il devient une méditation sur la grandeur de larchitecture religieuse, sur lharmonie des proportions et sur la puissance de lespace sacré, même en labsence des fidèles. On peut y déceler une réflexion sur l’idée de permanence et dintemporalité, à lopposé de léphémère condition humaine. Labsence de couleur renforce laspect contemplatif et spirituel de la scène, invitant à une introspection silencieuse.