John Cawse – Falstaff and the recruits, from Henry IV, Part II
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Lœuvre nous présente une assemblée dhommes dans une pièce austère, probablement un intérieur fortifié ou une salle de réception de campagne. La lumière, filtrant par une fenêtre ouverte sur un paysage verdoyant, souligne un contraste saisissant entre lobscurité ambiante et les personnages.
Au premier plan, une figure corpulente, assise sur un siège, domine la scène. Son visage, marqué par les excès et le rire, trahit un certain cynisme, une lassitude de lexistence. Il semble examiner les recrues qui se tiennent devant lui, une expression ambiguë flottant sur ses lèvres – est-ce un amusement condescendant, un jugement critique, ou une simple indifférence ? Un petit chien, posé à ses pieds, semble partager cette posture contemplative.
Ces recrues, une troupe hétéroclite, se dressent devant lui. Leurs visages, plus ou moins expressifs, révèlent un mélange dappréhension, de fierté et de maladresse. On distingue un jeune homme en uniforme, plus à laise dans son rôle, se démarquant des autres par sa posture et son attitude plus assurée. Les autres, aux vêtements plus modestes, apparaissent plus hésitants, presque intimidés par la figure paternelle et autoritaire qui les observe.
Le sol est jonché dobjets épars : armes, équipement militaire, et un panier rempli déléments divers. Ces objets, disposés de manière apparemment aléatoire, suggèrent un état de désordre et de préparation à un événement imminent.
Larrière-plan est sombre, souligné par des poutres apparentes qui renforcent limpression dune pièce chargée dhistoire. Un blason, à peine visible au-dessus de la porte, témoigne dune appartenance sociale ou dune allégeance particulière.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette composition. On ressent une tension palpable entre la figure centrale, représentant lautorité et lexpérience, et les recrues, symbolisant la jeunesse et lincertitude. La scène peut être interprétée comme une allégorie de la transmission, de linitiation à la vie ou au service militaire. Lhumour, teinté dune pointe de mélancolie, est omniprésent. Il se lit dans le regard de la figure principale, dans les attitudes maladroites des recrues, et dans la banalité des objets qui les entourent. La scène évoque également une critique implicite de lautorité et de ses excès, soulignant la distance entre les idéaux de grandeur et la réalité souvent prosaïque du pouvoir. Le contraste entre la lumière extérieure et l’obscurité de la pièce pourrait symboliser la confrontation entre l’idéal et le réel, l’illusion et la vérité.