Rijksmuseum: part 1 – Ruyter, Jan de -- De keukenmeid, 1820
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lenvironnement est celui dune cuisine modeste, mais ordonnée. On distingue sur une table des objets divers : une pile dassiettes, un pot en céramique, un chou vert, et un plat en cuivre contenant ce qui pourrait être des épices ou des herbes aromatiques. La lumière, provenant dune source non visible, met en évidence le contraste entre la blancheur de sa chemise et la couleur vive de sa jupe rouge.
L’arc de pierre qui encadre la scène confère à l’ensemble une impression de tableau dans un tableau, soulignant le caractère isolé et intime de cette scène quotidienne. Les craquelures visibles sur la surface de la peinture contribuent à l’aspect vieilli et authentique du tableau, évoquant une époque révolue.
Au-delà de la simple représentation dune scène de la vie quotidienne, on peut déceler quelques subtexts. La posture de la servante, son expression concentrée, suggèrent une diligence et une responsabilité dans laccomplissement de ses tâches. La présence de la nourriture, notamment de la viande, renvoie à limportance de lalimentation et de la subsistance. Le décor modeste, mais propre, pourrait être interprété comme une allusion à la simplicité et à la frugalité, des valeurs associées à la classe laborieuse. Enfin, le choix de représenter une femme seule, dans un environnement domestique, invite à une réflexion sur le rôle et la condition féminine au XIXe siècle, souvent cantonnées aux sphères privées. L’ensemble laisse entrevoir une dignité silencieuse et un travail méticuleux, loin des clichés souvent associés à la représentation des classes populaires.