Guglielmo Ciardi – The lagoon at Mazzorbo, summer’s day
Emplacement: Pinacoteca di Brera, Milano.
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Au loin, une petite communauté de bâtiments blanchis à la chaux sépanche au bord de leau. Ces constructions, à larchitecture simple et fonctionnelle, évoquent un mode de vie rustique et isolé. Des monticules de roseaux séchés, probablement destinés au chauffage ou à la construction, salignent le long de la rive, ajoutant une touche de texture et de couleur au paysage.
Au premier plan, trois figures humaines sont représentées. Un homme, assis sur le sol, semble réparer un bateau ou s’occuper dun objet qui sy trouve. À côté de lui, une autre figure, probablement un pêcheur, observe lhorizon. Une troisième personne, plus éloignée, se tient debout, semblant contempler le paysage. Ces personnages, représentés avec une certaine discrétion, suggèrent un quotidien paisible, rythmé par les activités liées à leau et à la nature.
La palette de couleurs est dominée par des tons doux et harmonieux : les bleus et les gris de leau, les bruns et les ocres de la terre, les blancs immaculés des bâtiments. Cette subtilité chromatique contribue à créer une atmosphère de sérénité et de calme. La lumière, provenant dune source non visible, illumine doucement la scène, soulignant la texture des surfaces et créant des jeux dombres subtils.
On décèle dans ce tableau une certaine nostalgie pour un mode de vie simple et authentique, menacé peut-être par les évolutions de la modernité. Le paysage lagunaire, avec sa beauté sauvage et sa tranquillité apparente, devient ainsi un refuge, un lieu de mémoire et de contemplation. L’œuvre, bien que dépourvue de dramatisation ou de mise en scène particulière, transmet une impression de poésie discrète et d’intemporalité. L’absence de mouvement accentue cette sensation de suspension, invitant le spectateur à la méditation.