Joseph Mallord William Turner – Turner Joseph Mallord William The Devil-s Bridge St. Gothard
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au premier plan, un cours deau tumultueux se fraye un chemin à travers un terrain rocheux. Les eaux, reflétant les teintes dominantes, semblent tourbillonnées, presque menaçantes. Sur la rive, lon distingue des silhouettes sombres, probablement des figures humaines, réduites à de simples points dans cet immense décor. Leur présence, discrète, souligne limmensité du paysage et linsignifiance de lhomme face aux forces de la nature.
L’élément central est constitué d’un éperon rocheux abrupt, s’élevant vertigineusement. De sombres ravines creusent sa surface, accentuant limpression de fragilité et de danger. Un arc-en-ciel, pâle et spectral, perce la brume au-dessus des montagnes, créant un contraste saisissant avec lobscurité environnante. Il napparaît pas comme un symbole d’espoir ou de promesse, mais plutôt comme un phénomène éphémère et presque fantomatique, accentuant latmosphère inquiétante.
La composition est dynamique, les lignes de fuite convergeant vers un point de fuite invisible, englouti dans la brume. Lartiste utilise avec maestria la lumière et lombre pour créer un sentiment doppression et de mystère. Le traitement des couleurs, appliqué de manière large et expressive, donne limpression dune scène imprégnée démotion, presque dune vision.
Sous le plan apparent d’une représentation géographique, l’œuvre laisse entrevoir une dimension symbolique. La puissance de la nature, son caractère indomptable, semble être le sujet principal. Les figures humaines, à peine perceptibles, évoquent la fragilité et la vulnérabilité de lexistence. On peut y lire une méditation sur le pouvoir de la nature, sur le passage du temps, et sur la place de lhomme dans un univers vaste et impitoyable. Latmosphère générale suggère une tension palpable, une présence invisible qui imprègne le paysage dune aura de mystère et dinquiétude.