Joseph Mallord William Turner – Lake Avernus- Aeneas and the Cumaean Sybil
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Au premier plan, une scène humaine se déroule. Une femme drapée dans une robe blanche immaculée, arborant un air grave et pensif, semble pointer vers lhorizon. À ses côtés, un homme, vêtu dune tunique rouge et ornée dune armure, observe la scène avec une expression attentive. Près deux, un char tiré par deux chevaux repose à l’arrêt, suggérant un voyage, une quête. La présence d’un homme, en partie dissimulé dans l’ombre du char, accentue le côté énigmatique de la composition.
La lumière, diffuse et douce, contribue à créer une atmosphère mélancolique et rêveuse. Elle souligne la texture des roches, le relief des collines et la transparence de leau, tout en adoucissant les contours des personnages. Un conifère imposant, à droite du tableau, sélève vers le ciel, son feuillage sombre contrastant avec la luminosité générale de la scène. Il semble agir comme un témoin silencieux de l’événement qui se déroule.
On devine dans cette œuvre un récit narratif, une histoire chargée de symboles. Le lac, avec sa couleur sombre et sa tranquillité trompeuse, pourrait représenter les eaux de lHadès, le royaume des morts, évoquant un passage, une descente vers linconnu. La femme, par son attitude et son habillement, suggère une figure prophétique, une sibylle, capable de percevoir les secrets du destin. Lhomme, en tant que protagoniste, semble confronté à une énigme, à une mission qui le conduit à lorée de linvisible.
Lensemble de la composition suggère un moment de transition, un seuil entre le monde des vivants et celui des morts, entre la raison et la divination. Le paysage lui-même, à la fois majestueux et inquiétant, amplifie cette sensation de mystère et déternité. Lœuvre invite à la contemplation, à la méditation sur les thèmes du destin, de la prophétie et du voyage initiatique.