Louis Lejeune – The Battle of the Pyramids, 21 July 1798
Emplacement: Palace of Versailles (Château de Versailles), Paris.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au premier plan, une masse compacte de soldats, vêtus duniformes rouges et ornés de shakos, avance en formation serrée. Ils manient des armes blanches et des fusils, et lon perçoit des mouvements de combat, des charges et des affrontements. La fumée des tirs de canons et de mousquets obscurcit partiellement la scène, créant une ambiance chaotique et dramatique. Des drapeaux tricolores flottent au vent, affirmant la présence dune force militaire européenne, probablement française.
L’organisation des troupes françaises est très marquée, avec une discipline apparente qui contraste avec la confusion du combat. On remarque la présence de cavaliers, se frayant un chemin à travers les rangs des fantassins, intensifiant le sentiment de mouvement et durgence. La disposition des combattants suggère une stratégie bien définie, une tentative de briser les lignes ennemies.
Larrière-plan, plus flou, révèle une étendue désertique peuplée de chevaux, vraisemblablement appartenant à larmée ennemie. Ces animaux contribuent à l’ampleur de la scène et soulignent l’immensité du terrain sur lequel se déroule le conflit.
Au-delà de la représentation directe de la bataille, lœuvre semble véhiculer une idée de puissance et de conquête. Le positionnement des pyramides, symboles de lAntiquité égyptienne, au fond de la composition, peut être interprété comme une tentative d’associer la force militaire française à la grandeur et à la longévité de lhistoire égyptienne. Cest une affirmation de la domination européenne sur un territoire lointain et exotique. La lumière particulière, à la fois chaleureuse et crépusculaire, confère à la scène une dimension épique, presque mythologique, tout en soulignant la fragilité et léphémère de la victoire. On perçoit également une certaine distance, presque un détachement, dans la manière dont le sujet est traité, comme si lartiste souhaitait témoigner dun événement historique monumental, plutôt que de susciter une émotion viscérale chez le spectateur.