Part 2 Prado Museum – Goya y Lucientes, Francisco de -- Antonio Pascual de Borbón y Sajonia, infante de España
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le regard est immédiatement attiré par le portrait d’un homme, dominant la composition. Il s’agit d’une représentation frontale, sans grand angle, ce qui confère une certaine solennité au sujet. L’individu, d’âge mûr, présente un visage marqué par une expression complexe, oscillant entre la mélancolie et une forme de résignation. Les traits sont traqués avec une certaine rudesse, sans chercher à idéaliser le modèle, ce qui rompt avec les conventions du portrait officiel de l’époque.
Larrière-plan, d’un jaune ocre profond, est volontairement flou et peu défini. L’artiste a choisi de ne pas le peindre avec précision, laissant transparaître des touches de sous-couche, ce qui crée un effet de transparence et d’instabilité. Cette technique accentue la focalisation sur le visage et la figure du personnage, et contribue à une atmosphère générale de gravité et de fragilité.
L’homme est vêtu d’une redingote sombre, dont la texture est suggérée par des touches rapides et énergiques de pinceau. On distingue également, sur sa poitrine, des décorations – rubans et médailles – qui témoignent de son rang et de sa position sociale. L’encolure blanche, finement rendue, contraste avec la densité et l’obscurité de la redingote. Une perruque, volumineuse et sombre, encadre son visage, soulignant sa noblesse, mais aussi peut-être une certaine rigidité.
Au-delà de la simple ressemblance physique, le tableau semble vouloir explorer la psychologie du modèle. La pâleur du visage, la fatigue apparente et le regard perdu suggèrent un homme accablé par le poids des responsabilités ou par les souffrances de la vie. On peut lire dans ce portrait une certaine critique implicite des privilèges et du fardeau du pouvoir. L’absence de détails anecdotiques et l’accent mis sur l’expression du visage confèrent à cette œuvre une dimension introspective et psychologique.
Il y a une certaine brutalité dans l’exécution, une absence de polissage qui donne une impression d’authenticité et d’immédiateté. Le peintre ne cherche pas à masquer les imperfections ou à embellir la réalité, mais plutôt à saisir l’essence du personnage dans un moment de vulnérabilité.