Roerich N.K. – Himalayas | 78
Emplacement: National Gallery for foreign art, Sofia (Национална галерия за чуждестранно изкуство).
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Devant nous, s’élève une chaîne de montagnes imposante, dominant un paysage d’un bleu profond et uniforme. L’artiste a choisi une palette chromatique restreinte, centrée sur des nuances de bleu, de violet et de rose, conférant à lœuvre une atmosphère à la fois froide et irréelle. Le ciel, peint dans le même bleu que le terrain, efface la limite entre la terre et l’atmosphère, créant une impression dimmensité et disolement.
Les montagnes, composant central de la scène, se dressent comme des formes géométriques simplifiées. Leurs sommets, irradiant une lueur rosée, suggèrent la lumière du soleil, bien que labsence dombres nettes laisse planer un doute sur la source lumineuse et renforce l’impression d’un espace onirique. Les contours des montagnes sont flous, presque dilués, ce qui contribue à une sensation de vaporisation, comme si elles étaient en train de se dissoudre dans le ciel.
L’absence de détails, la simplification des formes et lutilisation dune couleur homogène tendent à transcender la représentation réaliste. Il ne s’agit pas ici de reproduire fidèlement un paysage, mais plutôt d’en saisir l’essence, d’en exprimer l’atmosphère particulière. On perçoit une volonté de suggérer linatteignable, le sublime, le caractère grandiose et presque sacré de la nature.
La composition, caractérisée par la monumentalité des montagnes et lhorizontalité du paysage, invite à la contemplation. L’œuvre semble vouloir évoquer un sentiment dhumilité face à limmensité du monde, une méditation sur la fragilité de lexistence humaine face à la puissance de la nature. Les couleurs douces, bien que froides, dégagent une certaine sérénité, un sentiment de paix intérieure face à cet horizon infini. L’œuvre, par son abstraction et son atmosphère particulière, laisse place à l’interprétation personnelle du spectateur, invitant à une introspection.