Sotheby’s – Armand Guillaumin - The Creuse, 1908
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Sur la rive gauche, une pente douce sélève, couverte dune végétation automnale. Des touches de rouge, dorange et de jaune-ocre se superposent, évoquant la décomposition des feuilles et le passage du temps. Un arbre, véritable point focal, se dresse au premier plan, sur la rive droite. Son feuillage, flamboyant et dense, est peint avec des touches épaisses et expressives, capturant lintensité de la lumière et la chaleur des couleurs automnales. Larbre se reflète dans leau, créant une symétrie visuelle et amplifiant la sensation de profondeur.
Au fond, une chaîne de montagnes discrète se profile, baignée dune lumière bleutée et voilée. Elles sont traitées de manière plus floue, presque abstraite, renforçant limpression déloignement et de vastitude. Le ciel, composé de touches verticales de bleu et de blanc, suggère un temps incertain, entre lumière et ombre.
La composition globale est marquée par une recherche d’harmonie et déquilibre. La juxtaposition des couleurs chaudes et froides, des textures lisses et rugueuses, crée une tension visuelle subtile. L’artiste ne cherche pas à reproduire fidèlement la réalité, mais plutôt à traduire ses impressions et ses émotions face au paysage. On perçoit une intention de saisir latmosphère particulière de cet endroit, peut-être un moment de contemplation face à la nature. L’absence de figures humaines laisse présager une invitation à la rêverie, à une immersion dans le silence et la beauté brute du lieu. Le tableau laisse entrevoir un sentiment de mélancolie paisible, inhérent à la saison automnale et à la conscience du temps qui passe.