Sotheby’s – Maxime Maufra - The Flood in Winter, Basse-Goulaine (Lower Reaches of Loire, near Nantes), 1904
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
L’artiste a choisi de centrer son attention sur la ligne dhorizon basse, accentuant ainsi limpression dimmensité du ciel et de la surface inondée. Un chemin, dun jaune ocre distinctif, serpente à travers leau, guidant le regard du spectateur vers larrière-plan. Ce chemin, à la fois sentier et barrière, délimite un espace entre le spectateur et la profondeur du paysage.
Sur le côté gauche, des constructions modestes, probablement des cabanes de pêche ou des entrepôts, se dressent, leurs silhouettes sombres contrastant avec la luminosité ambiante. Un bateau, à moitié submergé, repose sur la surface de leau, témoignant de limpact de la montée des eaux sur les activités humaines. Sur la droite, larchitecture se fond avec le terrain, un amas de constructions en pierre et en briques sélevant à peine au-dessus du niveau de leau. Un autre bateau, plus grand, est amarré à lun de ces bâtiments.
La palette de couleurs est dominée par des tons froids – gris, bleus, blancs – qui soulignent latmosphère hivernale et la présence de leau. Des touches de jaune et de brun réchauffent par endroits la composition, notamment sur le chemin et dans les détails architecturaux. La technique picturale, caractérisée par des coups de pinceau amples et visibles, suggère une impression de mouvement et dinstabilité, renforçant lidée dun paysage en transformation.
Au-delà de la simple représentation dune inondation, l’œuvre semble interroger la relation entre lhomme et la nature, la fragilité des constructions humaines face aux forces élémentaires. Labsence de figures humaines accentue ce sentiment de solitude et de vulnérabilité. La lumière, bien que faible, insuffle une certaine sérénité à la scène, suggérant une acceptation silencieuse du cycle naturel et de ses conséquences. L’ensemble dégage une mélancolie tranquille, une contemplation de la nature dans son état le plus élémentaire.