Tintoretto – Tintoretto The Slaughter of the Innocents
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Le premier plan est saturé dune tension palpable. Des corps jonchent le sol, certains gisant sans vie, dautres se débattant dans la douleur. Lartiste a particulièrement soigné la représentation de la souffrance sur les visages, traduisant la terreur et limpuissance des victimes. Des gestes désespérés, des membres tordus, des regards écarquillés témoignent de lhorreur du moment.
Au second plan, l’organisation semble plus structurée, bien que toujours empreinte d’une certaine agitation. Des personnages, possiblement des autorités ou des commanditaires de laction, observent la scène, certains avec un air de froide indifférence, dautres semblant donner des ordres. Un faisceau de lumière, provenant dune source invisible, met en évidence un groupe de figures, peut-être des femmes et des enfants, ajoutant à la dimension tragique de l’événement.
Lutilisation dynamique de la lumière et de l’ombre accentue le drame de la scène. Les zones sombres dissimulent des détails, créant un sentiment d’opacité et d’incertitude, tandis que les zones éclairées mettent en relief les moments de souffrance la plus intense. La composition, volontairement désordonnée et fragmentée, contribue à l’effet de chaos et de confusion.
On décèle dans cette œuvre une critique acerbe de la violence et de loppression. Le massacre des innocents est ici dépeint non pas comme un simple récit biblique, mais comme une allégorie de la cruauté humaine et de l’arbitraire du pouvoir. L’absence de repères spatiaux clairs et la superposition des figures renforcent limpression dun monde plongé dans le désordre et la barbarie. L’artiste semble vouloir provoquer une réaction viscérale chez le spectateur, le confronter à la réalité brutale de la souffrance humaine. La peinture invite à la réflexion sur la fragilité de la vie et la nécessité de lutter contre l’injustice et la tyrannie.