Guy Legare – Bouquet de Phragmites, Joliette
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Lœuvre présente une scène hivernale, dominée par un amas de Phragmites australis, ou roseaux, au premier plan. Ces tiges, encore ornées de leurs épis séchés, tranchent avec la blancheur de la neige qui recouvre le sol. Lartiste a choisi de représenter ces roseaux en détail, rendant palpable leur texture et leur volume, malgré laustérité du paysage. La palette de couleurs est restreinte, avec des tons de blanc, de beige, de brun et de gris qui évoquent le froid et la désolation de lhiver.
Un chemin sinueux, à peine visible sous la neige, mène vers larrière-plan où lon distingue une petite construction, probablement une grange, et quelques arbres dénudés, dont un pin qui se dresse plus haut que les autres. Le ciel, dun gris uniforme, accentue limpression de monotonie et de silence.
Lensemble de la composition suggère une certaine mélancolie. Le contraste entre la vitalité persistante des roseaux, malgré la rigueur de lhiver, et la désolation ambiante crée une tension subtile. On pourrait y voir une allégorie de la résilience de la nature, de sa capacité à survivre et à sadapter même dans les conditions les plus difficiles.
Le choix du Phragmites comme sujet central est intéressant. Ces plantes, souvent associées aux marais et aux zones humides, semblent ici déracinées, isolées, mais toujours debout. Elles pourraient symboliser la fragilité de lexistence, la solitude, mais également la force intérieure et la persévérance face à ladversité. La présence de la grange, discrète et anonyme, renforce le sentiment d’isolement et de recul face à la nature. Latmosphère générale invite à une contemplation silencieuse, à une réflexion sur le cycle des saisons et sur la condition humaine. La lumière, diffuse et peu intense, contribue à l’ambiance contemplative et intériorisée.