John Frederick Herring – The Suffolk Hunt - Full Cry
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Le regard est immédiatement attiré par l’amplitude du ciel nuageux, aux teintes changeantes, qui occupe une part importante de la toile. Ces nuages, d’une facture impressionniste, suggèrent un temps incertain, voire menaçant, mais ne viennent pas briser lenthousiasme du moment.
En arrière-plan, le paysage sétend à perte de vue. D’autres cavaliers et chiens de chasse se distinguent, dispersés dans un champ verdoyant, témoignant de l’ampleur de la meute et de la chasse en cours. Lhorizon est ponctué de quelques arbres et dune silhouette lointaine, possiblement une ferme ou un village, qui ancrent la scène dans un contexte géographique précis.
Des pleurines, aux formes sculpturales et presque anthropomorphes, encadrent la scène au premier plan. Elles contribuent à l’aspect pittoresque du paysage et à l’impression d’une nature sauvage et indomptée. Leur présence semble aussi créer une sorte de théâtre, mettant en scène la poursuite.
Lœuvre ne se limite pas à une simple représentation dune chasse. Elle évoque un certain art de vivre, lié à la noblesse rurale, à lamour de la nature et à lexcitation du sport. Lénergie palpable de la scène, la qualité du cheval et du cavalier, ainsi que la maîtrise de la lumière, suggèrent un profond respect pour la tradition et les codes de la société de lépoque. On décèle une fierté dans la présentation de cette activité, comme un symbole de liberté et d’appartenance à un groupe privilégié. La composition, équilibrée malgré le mouvement, invite à la contemplation et à la réflexion sur la relation entre l’homme, l’animal et la nature.