Albrecht Dürer – Willow Mill
Emplacement: National Library (Bibliotheque Nationale), Paris.
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L’œil est immédiatement attiré par limposante silhouette dun saule, occupant le premier plan à droite. Son feuillage dense, rendu avec une facture expressive, suggère à la fois la force et la vitalité, tout en créant un contrepoint visuel avec lambiance générale plus sombre. Le saule semble être le point dancrage de lœuvre, un témoin silencieux du paysage qui s’étend devant lui.
Au-delà de cet arbre, l’attention se porte sur les moulins, solidement bâtis sur pilotis dans une étendue deau. Ces structures, de facture rustique et authentique, dominent la ligne dhorizon. Leurs toits pentus et les détails de leur construction évoquent une certaine permanence et une adaptation à l’environnement aquatique. L’eau, calme et réfléchissante, amplifie la sensation de stabilité et d’intégration à la nature.
Le ciel, chargé de nuages sombres, introduit une tonalité mélancolique et presque menaçante. Ces nuages, peints avec des touches épaisses et expressives, laissent filtrer des rayons de lumière orangée à l’horizon, créant un contraste saisissant et une tension dramatique. Cette lumière, bien qu’étant source despoir, est atténuée par la présence des nuages, ajoutant une dimension de fragilité et de transience à la scène.
La perspective est marquée par une certaine simplification, privilégiant limpression générale plutôt que la précision géométrique. La palette de couleurs, dominée par des tons de vert, de brun et de gris, contribue à l’atmosphère paisible, quoique mélancolique, de lœuvre.
On peut y déceler une réflexion sur la relation entre l’homme et la nature. Les moulins, symboles de travail et dactivité humaine, coexistent avec la force tranquille de la nature, incarnée par le saule et létendue deau. Le ciel orageux pourrait être interprété comme une métaphore des aléas de la vie, mais la solidité des moulins suggère une capacité de résistance et dadaptation. L’ensemble évoque un sentiment de mélancolie sereine, une contemplation du temps qui passe et de la beauté fragile du monde qui nous entoure. L’absence de figures humaines renforce le caractère contemplatif de la scène, invitant le spectateur à la méditation.