Roerich N.K. – Shrines and strongholds
Emplacement: Collection Joe Dzhagoda. USA.Dallas
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La palette chromatique est dominée par des tons ocres, beiges et gris, créant une ambiance aride et presque désolée. Des touches de bleu clair dans le ciel et sur les montagnes lointaines apportent un contraste subtil, mais ne parviennent pas à adoucir limpression générale de force et de résistance.
Lartiste a délibérément simplifié les formes, privilégiant les volumes et les lignes directrices. Cette abstraction, combinée à la perspective aérienne, confère à lensemble une dimension quasi-utopique ou idéalisée. Les bâtiments, bien que nombreux, apparaissent étrangement vides de vie, ce qui renforce le sentiment dune présence immobile et intemporelle.
On décèle ici une tension perceptible entre le besoin de protection, symbolisé par les murailles et les fortifications, et un appel à la transcendance, évoqué par lélévation progressive des structures et leur intégration harmonieuse dans le paysage. Lœuvre semble interroger la relation entre le pouvoir terrestre et le sacré, entre lenfermement et lélévation spirituelle.
Labsence de figures humaines accentue le caractère monumental et solennel de la scène. Lattention est ainsi focalisée sur la puissance et la permanence des constructions, laissant au spectateur le soin de méditer sur leur signification et leur rôle dans un contexte historique et culturel que l’œuvre ne précise pas explicitement. Le paysage devient alors un théâtre de pierre, témoin silencieux d’une histoire dont on ne perçoit que les vestiges.