David Klöcker Ehrenstråhl – Kristian Albrekt (1641-1694)
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La composition est marquée par une forte asymétrie. Le sujet principal occupe la majeure partie du cadre, dominant lespace avec une présence imposante. Larrière-plan, bien que plus sombre, nest pas négligé. On distingue une architecture classique, avec des colonnes et une balustrade qui sétendent vers un horizon brumeux. Des figures lointaines, réduites à des silhouettes, se tiennent sur cette balustrade, peut-être des conseillers ou des sujets, soulignant ainsi la hiérarchie et la distance entre le personnage et son entourage.
Le coloris est riche et chaleureux. Le rouge dominant de létoffe drapée sur ses épaules attire immédiatement lœil et symbolise probablement la noblesse, le courage, voire le sang royal. Larmure, partiellement visible sous ce drap, rappelle son rôle militaire et sa capacité à défendre son territoire. La peau, soigneusement rehaussée de clair-obscur, accentue le réalisme du visage et souligne les traits caractéristiques du modèle : un front large, un nez proéminent et une bouche ferme.
La lumière, soigneusement modulée, contribue à leffet dramatique. Elle éclaire le visage et la partie supérieure du corps, laissant le reste du tableau dans une pénombre suggestive. Cette technique, typique de la peinture baroque, renforce le sentiment de puissance et de mystère qui émane du personnage.
Au-delà de la simple représentation, cette peinture suggère une réflexion sur le pouvoir et la responsabilité. Lhomme, malgré sa posture apparemment détendue, porte sur ses épaules le poids de son commandement. Larrière-plan architectural, évoquant la grandeur et la permanence, contraste avec la fragilité humaine visible dans les traits du visage. On perçoit une volonté de magnifier la figure du commandeur, tout en laissant entrevoir la complexité de son rôle. L’ensemble témoigne d’une ambition de légitimer un pouvoir, de le présenter comme à la fois fort, noble et conscient de ses devoirs.