Part 1 – Alvise Vivarini (1446-1502) - Saint John the Baptist and Saint Jerome
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On observe deux figures masculines disposées côte à côte, dans un espace limité et défini par un arrière-plan sombre qui semble s’ouvrir en arche. L’une, à gauche, est un homme âgé, dont la longue barbe blanche et la chevelure grisonnante suggèrent la sagesse et lâge mûr. Il porte une robe rouge cardinalice, signe distinctif de sa fonction ecclésiastique. Dans sa main droite, il tient un bâton, un attribut souvent associé à lautorité et à la guidance spirituelle. Une structure architecturale, semblant être une tour ou un clocher, se dresse derrière lui, évoquant peut-être un lieu de culte ou un symbole de la foi.
À sa droite, la seconde figure, plus jeune, présente une allure plus sauvage et ascétique. Ses cheveux et sa barbe sont bruns et hirsutes, et son corps, partiellement dévêtu, est drapé dans une étoffe verdâtre. Il tient dans sa main gauche ce qui semble être un roseau, tandis que sa main droite est tendue en un geste de présentation ou de supplication. Son expression est intense, presque mélancolique, et ses yeux semblent fixés au loin, suggérant une méditation profonde ou une introspection spirituelle.
Lensemble de la composition est marqué par un contraste saisissant entre lhomme déglise, symbolisant linstitution et la doctrine, et la figure plus sauvage, incarnant potentiellement l’ermite, le pénitent, ou le prophète vivant en communion directe avec la nature et le divin. La proximité des deux figures, malgré leurs différences, laisse entrevoir une relation complexe, peut-être une complémentarité ou une tension entre le monde spirituel et le monde terrestre.
L’arrière-plan sombre, soulignant les figures, renforce l’impression de solennité et dintrospection. La lumière, concentrée sur les visages et les mains, attire l’attention du spectateur sur les expressions et les gestes, invitant à une contemplation des états d’âme et des symboles représentés. On ressent une certaine rigueur dans la composition, typique de lart de cette époque, mais aussi une recherche de la vérité et de la spiritualité qui transcende les conventions formelles. L’association des attributs – la robe rouge, le bâton, le roseau, la tour – invite à une lecture symbolique de lœuvre, suggérant une réflexion sur la foi, la pénitence, et la quête de la sagesse.