Iman Maleki – A Sunset In Tehran 2006
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La composition est marquée par une verticalité prégnante. Un poteau téléphonique, massif et imposant, domine la partie gauche du tableau, coupant la vue et créant une sensation d’enfermement. Des câbles et d’autres poteaux électriques se prolongent au loin, accentuant cette impression de réseau artificiel qui recouvre le paysage. Leur présence, répétée, suggère une infrastructure urbaine omniprésente, presque étouffante.
Sur la chaussée, une file de véhicules reflète les lumières ambiantes. Les phares et les feux arrière, rouges et orangés, se déploient en traînées lumineuses sur le bitume luisant, soulignant le mouvement et la circulation. Ces lumières, bien que vives, ne parviennent pas à dissiper complètement l’obscurité ambiante, renforçant le sentiment de solitude et d’isolement.
Le bâtiment en arrière-plan, aux lignes horizontales régulières, est à peine éclairé par la lumière du crépuscule. Sa masse sombre et uniforme contraste avec la dynamique de la rue et le jeu de lumière dans le ciel.
L’absence de figures humaines est notable. Cette absence laisse place à une méditation sur l’espace urbain en lui-même, sur son rythme et sa présence indépendante de lactivité humaine. On ressent une sorte de mélancolie, une contemplation silencieuse de la vie urbaine, où la beauté du crépuscule coexiste avec la froideur du béton et de la technologie. La pluie, implicite dans létat de la chaussée, pourrait symboliser le passage du temps, l’effacement des traces et la fragilité des moments. Lensemble dégage une atmosphère à la fois poétique et légèrement inquiétante, une vision fragmentée et introspective d’une ville contemporaine.